Archives du mot-clé surveiller

Les Box domotiques de SOMFY

Photo SLV

Photo SLV

Le groupe industriel français Somfy ( Société d’Outillage et Mécanique du Faucigny) est un  des pionniers et leaders mondiaux de la domotique, il est donc naturel qu’il soit l’un des premiers à proposer une box domotique. Cette dernière, baptisée SomfyBox, agit comme un nœud de raccordement des différents  périphériques  domotiques à une  télécommande unique.  L’objectif de Somfy est de toucher un large public en proposant des fonctions classiques et faciles à programmer et une gamme de périphériques simples à installer.

La SomfyBox, au design sobre mais moderne et compact (145 x 145 x 50 mm)  se  connecte à votre box internet  par Ethernet  et ensuite, après avoir créé un compte utilisateur,  se configure  via votre ordinateur.  Elle s’interface avec des périphériques de motorisation, chauffage, éclairage ou encore de sécurité à l’aide du protocole  sans fil RTS (Radio Technology Somfy). L’inconvénient du RTS, hormis le fait qu’il soit un protocole  fermé, présent uniquement dans les périphériques Somfy,  est qu’il est unidirectionnel, c’est-à-dire, qu’il permet de donner un ordre (« Fermer le portail ») mais qu’il n’y a pas moyen de savoir s’il a été exécuté correctement ni de connaître le statut du périphérique (« Le portail est fermé »).

BANDEAU-HAUT-domotique8

C’est pourquoi, Somfy a développé la TaHoma, une nouvelle box domotique fonctionnant avec les produits sous le protocole io-homecontrol tout en restant compatible avec les produits en RTS. Le protocole io-homecontrol présente plusieurs avantages : tout d’abord, celui  de pouvoir envoyer et surtout recevoir des informations et par conséquent  de connaître l’état des périphériques et d’enrichir l’installation avec différents capteurs (ensoleillement, détecteur de mouvement, fumée, …). Ensuite, celui d’offrir une plus grande précision de pilotage (par exemple : ouverture du volet à 30%)  et enfin  celui d’avoir été adopté par de nombreuses entreprises spécialisées dans l’équipement pour le bâtiment telles que Velux (fenêtre de toit), KFV (serrure) ou encore CIAT et Honeywell (thermostat). La TaHoma est ainsi compatible avec plus d’une centaine de périphériques.

La configuration et l’utilisation sont vraiment très simples, visuelles et intuitives. Ces Box permettent, depuis un ordinateur, une tablette  ou un smartphone (iOS et Android), localement ou à distance,  puisque toutes les informations sont sur un Cloud, de :

    •  Piloter tous les équipements de la maison et de les visualiser, regroupés par type, par pièce ou par étage,
    • Créer des scénarios, avec commande simultanée de plusieurs périphériques,  se déclenchant  manuellement  ou automatiquement quand un certain nombre de conditions définies par l’utilisateur sont réunies  comme par exemple  »ouvrir tous les stores » et « éteindre l’éclairage extérieur au levé du jour » ou encore « baisser tous les  stores » et « activer le système d’alarme lorsque l’on s’absente »
    • Recevoir des alertes emails ou SMS lors de l’ouverture d’une porte, la détection d’un mouvement ou d’une fumée.

    Une box peut interagir avec 100 périphériques io-homecontrol,  50 RTS et 20 capteurs. Il est également possible de programmer jusqu’à 40 scénarios et les assigner à différents jours de la semaine et  heures de la journée.

    MaisonHomeAutomationSomfy2

    Image Somfy

    Le prix de base de la SomfyBox est 449 €  auquel il faudra ajouter 169 €  si vous  souhaitez la rendre compatible  avec des équipements io-homecontrol. Quant à la TaHoma, cela se complique un peu : son prix de base est 295 € ensuite,  on opte soit pour la formule abonnement de 5,90 € / mois qui inclut les mises à jour logicielle évolutive et corrective ainsi qu’une garantie valable tant que l’abonnement n’est pas résilié, soit pour la formule sans abonnement qui, sous réserve de payer 268 € supplémentaires  lors de l’activation de la box,  inclut 2 ans de garantie et uniquement la maintenance logicielle corrective (les nouvelles fonctionnalités seront payantes). L’envoi de SMS est également payant (un peu moins de 20 €  pour 100 SMS)

    Quant aux équipements périphériques, leurs prix  s’échelonnent de 30€ pour une prise connectée à 1500€ pour un système d’alarme pour pavillon. Evidemment, une fois l’achat de la box réalisé, les autres équipements périphériques peuvent être acquis progressivement.

    Notre avis : Somfy a plutôt bien réussi son offre de box pour le grand public. De plus, avec l’adoption d’un protocole de communication M2M (Machine 2 Machine) commun, un pas de géant a été fait dans l’interopérabilité entre équipements  et l’ouverture des systèmes domotiques jusque-là très fermés, deux facteurs qui ne peuvent que servir l’utilisateur final en termes d’offre et de prix.

    Malgré l’absence de certaines fonctionnalités telles que la mesure de la consommation électrique, une station météo ou encore des capteurs d’humidité pour les plantes, la solution Somfy  est  une des plus complètes et abouties du marché en matière de domotique, ce qui explique peut être son coût élevé, car elle permet de piloter, qui plus est  de manière centralisée, presque tout ce qui peut l’être dans une maison, du chauffage (avec chaudière ou électrique) au système d’alarme en passant par les différents éléments motorisés (portail, porte et stores)  ainsi que l’éclairage.  Elle mérite donc, pleinement, d’être qualifiée de  solution Smart Home (Maison Intelligente).

    A lire très prochainement sur ce blog, sur le même sujet, la EasyBox Evology de Leroy Merlin.

    Vidéo de démonstration pour illustrer la domotique Somfy dédiée à la sécurité des biens et des personnes :

    Vidéo 3 minutes pour comprendre la domotique Somfy :

    Les vidéos proviennent du site Somfy.

Smart contact lens ou la lentille pour diabétique

En janvier dernier, Google a dévoilé une lentille de contact intelligente dotée d’un capteur pour mesurer la concentration de glucose dans le sang en utilisant un capteur capable d’analyser la composition des larmes des patients diabétiques. Ce projet est développé dans le Google X Lab.

Photo Google

Photo Google

Pour mémoire, aujourd’hui il n’existe qu’une seule véritable mesure fiable pour vérifier sa glycémie. Elle se fait principalement en se piquant le doigt pour prélever une goutte de sang plusieurs fois par jour et l’analyse est soit manuelle avec une bandelette soit avec un lecteur électronique. C’est souvent cette contrainte qui entraîne une surveillance moins assidue que ce qu’elle devrait être et se traduit par un accroissement des incidents liés à des hypoglycémies ou des hyperglycémies. Rappelons, que les patients diabétiques peuvent s’évanouir et même tomber dans le coma.

En conséquence, la mesure de la glycémie est un geste fondamental qu’un diabétique doit connaître parfaitement, qu’il soit ou non traité par l’insuline.

La lentille de Google veut lui rendre la vie plus facile en mesurant la glycémie une fois par seconde sans aucune intervention. Pour l’instant, il ne s’agit que d’un prototype mais l’entreprise déclare être en contact avec l’administration américaine des médicaments (FDA) pour obtenir une éventuelle certification. Google expérimenterait cette lentille couplée avec des LED de différentes couleurs pour alerter le patient. Le projet est actuellement en développement en partenariat avec la fédération internationale du diabète et le monde médical.

Photo Google

Photo Google

La révolution provient de la partie technologique qui grâce à un minuscule capteur et une antenne toute aussi réduite, permet à cette lentille de contact de réussir la prouesse de mesurer la glycémie et de transmettre cette  donnée, chaque seconde, à un appareil relié sans fil. La question que l’on peut tous se poser, mais avec quelle énergie ?

Google a intégré les composants miniatures, non pas sur un circuit imprimé mais entre deux couches souples «biocompatibles». Le système utiliserait des ondes radio à la fois pour transférer les données et créer du courant par induction via une bobine. Cela signifie que le patient devrait utiliser une antenne, sans doute fixée sur le côté de la tête, pour alimenter la lentille des 3 microwatts nécessaires à son fonctionnement.

Notre avis : le principe d’amélioration de la vie des diabétiques est une révolution. Néanmoins, il y a encore des questions qui restent sans réponse sur les problèmes potentiels de biocompatibilité et d’anatomie.

A long terme, une utilisation permanente des lentilles de Google pose la question de la biocompatibilité : certaines parties de la lentille vont bloquer le flux d’oxygène ce qui risque de provoquer un manque d’oxygénation de la cornée. Il faudra résoudre cet aspect avec une membrane permettant un transfert d’oxygène suffisant. Sans oublier les personnes qui portent déjà des lentilles de contact ni celles qui présentent une intolérance aux lentilles.

Les médecins spécialistes considèrent qu’il existe un délai de dix à vingt minutes entre le taux de glucose sanguin et celui d’une larme. En conséquence, une brusque montée de la glycémie ne pourrait être détectée à temps pour éviter des complications. Pour une mesure immédiate, la seule solution reste la piqûre au bout du doigt. En revanche, cette dernière ne peut être que ponctuelle car le patient ne peut se piquer à longueur de journée. Au final, la lentille resterait une bonne méthode d’alerte en continu, surtout si elle est combinée avec une base statistique  ou tout autre  indicateur prédictif qui compenserait le délai entre le taux de glucose dans une larme et celui dans le sang.

Il reste donc des questions clés pour valider cette révolution. Babak Parviz, à l’origine de ce projet, s’est toutefois montré prudent en se gardant de tout triomphalisme. Il considère donc que le travail à faire reste immense pour transformer cette technologie en un système que les gens pourront utiliser.

En conclusion, nous tenons le pari qu’il s’agit de la première pierre à toute une panoplie de capteurs et de modules destinés à la prévention et à améliorer la vie quotidienne des malades.

Sur ce blog, à lire sur le même sujet : Mesurer et suivre son taux de glucose par Medisana

Le Babycam de Withings

Photo Withings

Photo Withings

Withings révolutionne la surveillance à distance de bébé. Nous connaissions le BabyPhone, sorte de Talkie Walkie aux couleurs hideuses, voici le BabyCam ! Il se compose d’un module installé dans la pièce où se trouve bébé et d’une application mobile sur le smartphone ou la tablette  de papa et maman. Le module, qui se connecte en Wifi ou en Ethernet, se compose d’une caméra, d’une lumière d’ambiance, de capteurs de température et d’humidité, d’un microphone et d’un haut parleur. L’application mobile permet de visualiser la pièce, de déclencher des alertes sur détection de bruit ou mouvement ainsi que sur franchissement de seuils paramétrables de température et d’humidité. Le module génère une lumière d’ambiance variable et permet de diffuser de la musique douce ou encore de communiquer avec bébé.

Une vidéo de démonstration (en anglais) :