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Le bracelet Polar Loop

 

Image Polar

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Le Polar Loop est un bracelet connecté qui permet de suivre son activité physique. Il a été  développé par la société finlandaise Polar Electro fondée à la fin des années 70 et pionnière dans les équipements  à porter  sans fil pour sportifs bien avant l’avènement de l’internet des objets et l’invention de la notion de quantified self. Polar Electro détient, entre autres, le brevet de la ceinture cardio sans fil.

Ce bracelet  est composé d’un afficheur de type OLED de couleur rouge, d’une batterie ayant une autonomie de 5 jours environ, d’une mémoire de 4Mo permettant de stocker au plus 12 jours d’activité moyenne  et communique en Bluetooth avec une application mobile pour smartphone Apple (iPhone 4s et 5) et Android (à partir de la version 4.3). La batterie se recharge via un câble propriétaire (un de plus !), doté à une extrémité d’un connecteur USB et à l’autre d’un connecteur propriétaire  se fixant sur le bracelet.

Disponible uniquement en noir,  il  est  en polyuréthane et possède une fermeture en inox de type montre bracelet.  Fourni en taille unique, le bracelet s’ajuste à la  taille du poignet grâce à  quelques manipulations : démontage du mécanisme de fermeture, découpe du bracelet à la taille  souhaitée et remontage du mécanisme. Très léger, 38g, il est également waterproof jusqu’à une profondeur de 20m.

Ce bracelet permet de suivre son activité physique au quotidien et d’obtenir des conseils pour atteindre des objectifs  fixés automatiquement  en fonction de son  mode de vie et de ses caractéristiques physiques. Pour se faire, l’utilisateur doit renseigner quelques informations personnelles : âge, sexe, taille et poids.

Les informations sont restituées de 3 façons : sur l’afficheur du bracelet, sur une application mobile et sur une application web.

1. Afficheur du bracelet :

Les fonctions défilent sur l’afficheur à l’aide du bouton. Chacune est identifiée par un mot clé de 4 lettres ou un symbole :

  • ACTV : indique, sous la forme d’une jauge, le taux d’accomplissement de l’objectif quotidien,
  • TO GO : indique le temps d’activité nécessaire pour atteindre son objectif en fonction du type d’activité,
    • JOG : le temps de pratique nécessaire pour  une activité intensive (ex. course à pied, tennis, …)
    • WALK : le temps de pratique nécessaire pour une activité  d’intensité moyenne (ex. marche à pied, …)
    • UP : le temps de pratique nécessaire  pour une activité de faible intensité (ex. ménage, …)
  • STEP : indique le nombre de pas effectués,
  • CALS : indique le nombre de calories brûlées,
  • Symbole cœur : indique le nombre de pulsations (si une ceinture cardiaque est utilisée),
  • TIME : indique l’heure courante  préalablement synchronisée avec celle de son ordinateur,
  • Des informations de diagnostic : synchronisé avec un smartphone, batterie faible, en charge, mémoire pleine.

Le bracelet possède également un mode avion qui inhibe la communication sans fil. Afin d’obtenir des résultats réalistes, il est recommandé de porter le bracelet sur le poignet de sa main non dominante (ex. si l’utilisateur est droitier le bracelet doit, alors, se porter sur le poignet gauche). Si la durée d’inactivité dépasse 1 heure, un message incitant à bouger défilera, alors, sur le bracelet. Ces alertes d’inactivité seront également visibles sur les bilans fournis par les applications mobile et web.

2. L’application mobile

image Polar

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Très visuelle, elle se présente sous la forme d’une horloge à  cadran  de 24h entourée d’une jauge circulaire qui indique, pour chaque moment de la journée, l’activité pratiquée  identifiée à l’aide d’un code couleur : allongé, assis, faible, moyenne, intensive. Une synthèse indique le cumul de chaque activité pour la journée en cours. Elle permet également de visualiser l’activité des jours précédents. Néanmoins, pour fonctionner, l’application mobile doit avoir été synchronisée, au moins une fois, avec l’application web.

3. L’application web

Image Polar

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Elle se compose de  4 volets alimentés  par  les informations fournis lors de la synchronisation avec le bracelet ou l’application mobile :

  • Bilan des sessions : fournit un bilan quotidien de l’activité,
  • Tracé & statistiques : permet de publier en mode public ou uniquement pour ses amis son parcours retranscrit via Google Earth ainsi que les statistiques concernant l’activité lors du trajet (vitesse, calories, fréquence cardiaque),
  • Calendrier : fournit une vue d’ensemble de l’activité  mensuelle sous la forme d’un calendrier avec le bilan de chaque jour et semaine,
  • Progrès : fournit la durée cumulée de chaque activité.

A noter que les applications Web et mobile sont disponibles en français.

Le bracelet  est compatible avec les émetteurs de fréquence cardiaque Polar H6 et H7  qui permettent d’enrichir l’analyse de l’activité. La fonction EnergyPointer est particulièrement intéressante car elle permet de connaître les bénéfices de l’activité pratiquée  en fonction du rythme cardiaque : récupération, endurance (l’endroit où les graisses sont brûlées), musculature(développement des muscles) et intensité. Cette information, permettant  d’ajuster son effort en fonction de son objectif (garder la ligne, compétition, …),  est affichée sur le bracelet en temps réel mais nécessite une synchronisation avec l’application mobile en fin d’exercice afin d’apparaître dans le bilan.

 

L’homme connecté : le Quantified Self catalyseur de la M-Santé

On ne compte plus les objets connectés sous forme de bracelets, de vêtements ou encore de trackeurs à mettre dans sa poche, bourrés de capteurs en tout genre qui permettent de mesurer les calories brûlées, le poids, la tension artérielle, le nombre de pas, la température corporelle, l’état de stress, les phases de sommeil et le rythme cardiaque.

Ces objets tiennent plus du dispositif de loisirs et sont plutôt destinés à accompagner la pratique sportive qu’à être de véritables appareils médicaux mais ils contribuent à faire prendre conscience au grand public qu’il est possible de mesurer, suivre et historiser certains de leurs paramètres physiques et physiologiques très simplement. Sans oublier l’effet psychologique, car  ces objets, grâce à la fixation d’objectifs,  à la mesure des réalisations et  la possibilité de les partager avec ses proches ou sur les réseaux sociaux , stimulent la motivation et la persévérance dans l’activité mesurée; c’est ce qu’on appelle  le Quantified Self ou la mesure de soi.

Dans le même temps, des objets entièrement dédiés  à la santé font également leur apparition : tensiomètre, mesure de  la glycémie, pilulier,… . L’autre constat repose sur la notion de compartimentation qui fait que la majorité des capteurs sont construits autour de solutions propriétaires, c’est-à-dire, que chaque objet est connecté individuellement à sa propre application  et donc, si on est possesseur de plusieurs objets, chacun d’eux doit être géré indépendamment.

 Il n’y a pas encore de protocole de communication unique permettant de partager les données au travers d’une architecture ouverte. La société Withings développe une première solution permettant cette interopérabilité. Celle-ci permettra de connecter plusieurs objets et capteurs à une seule application voire une plate-forme centralisant les résultats et archivant l’intégralité des données.

 Cette première évolution vers une plate-forme à architecture ouverte est incontestablement une innovation marquante. Elle préfigure les fondations d’un véritable dossier personnel de santé connecté et intelligent qui enregistrerait les constantes, la condition physique et l’activité du porteur. Il constituerait un document numérique enregistrant au fil du temps tous les paramètres importants permettant de définir son état de santé, de prévenir la survenue de certaines maladies ou d’en surveiller les évolutions de manière plus rapprochée que ce que la médecine actuelle permet.

 Il faut imaginer que dans le futur, nous irons chez nos médecins, non plus avec le bon vieux carnet de santé, très peu utilisé d’ailleurs, mais avec cette masse de données et que ceux-ci seront équipés de lecteurs adéquats permettant d’améliorer l’interprétation des données stockées et ainsi d’en faciliter l’analyse afin de  détecter d’éventuels  symptômes et tout simplement pour réaliser un  suivi médical approfondi. Grâce à ces innovations, nous irons peut-être moins souvent chez le médecin mais quand nous irons lui rendre visite il pourra consulter une grande tranche de notre vie et avoir une vision plus objective et impartiale sur notre état de santé et  son évolution.

 En juillet 2013, le site belge www.trends.be a réalisé un schéma très intéressant montrant les principaux objets connectés à l’homme. Nous ne sommes pas encore prêts pour les pilules ingérées destinées à nous suivre de l’intérieur mais cela changera forcément avec le temps. Nous parions que ces objets s’imposeront dans notre civilisation comme se sont imposés les téléphones mobiles en moins de 15 ans.

Nous vous le proposons car il apparaît très intéressant de  lister les principaux objets connectés qui pourraient servir à ce que nous appelons : carnet de santé numérique ou carnet de vie intelligent et connecté, une forme de super carte vitale interactive dématérialisée mais aussi sécurisée pour être logée dans le cloud accessible uniquement aux tiers de confiance.

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Chaussures, lunettes, tatouages : votre corps entier parle au Net  / sur www.trends.be, le 18 juillet 2013

Chaussures, lunettes, tatouages : votre corps entier parle au Net / sur www.trends.be, le 18 juillet 2013

Quelques objets, pêle-mêle à découvrir dans le schéma :

  • Lunettes intelligentes ;
  • Brosse à dents connectée ;
  • Bracelet Bien-être ;
  • Lentilles de contact LCD ;
  • Implant dentaire électronique ;
  • Pilule électronique ;
  • Montre connectée ;
  • Smartphone ;
  • Tatouage électronique ;
  • Vêtements intelligents.

Il est certain qu’il faudra aussi dépasser les peurs « orweliennes » et aussi la mode de tout partager avec tout le monde via les réseaux sociaux pour accepter d’utiliser un carnet de santé ou carnet de vie numérique intelligent et connecté (dans le cloud ou pas) qui au final permettra de mieux connaître son corps et donc de mieux se soigner.

Vous pensez que c’est de la science fiction, non, c’est seulement de l’anticipation et un peu d’imagination entrepreneuriale sur le sujet de la M-Santé ou M-Health combiné à la mesure de soi ou du Quantified Self.

Un autre argument, pour s’inscrire dans une posture d’anticipation, est l’essor économique que connaîtra  ce secteur d’activités. Pour les Etats-Unis, marché le plus avancé en matière de M-Health, les ventes d’objets connectés orientés sur le suivi médical pourraient dépasser les 50 millions d’appareils dans les 5 ans, vendus entre 50$ et 300$ l’unité. Je vous laisse imaginer le marché potentiel ! Autre élément à prendre en compte, la nature grande consommation de ces objets qui supplanteront les équipements purement médicaux car les opérateurs traditionnels ne sont pas encore présents. Cela peut s’expliquer, assez logiquement, par les problématiques réglementaires liées à l’utilisation et au stockage des données de santé très sensibles et évidemment personnelles.