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Une gestion intelligente de la collecte des déchets

Photo engels

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Les collecteurs de déchets, en général recyclables,  font partie du paysage urbain depuis  de nombreuses années. Encombrants et disgracieux, ils sont aussi souvent  source de malpropreté.

Depuis quelques années, la tendance est à l’enfouissement de ces collecteurs, seule  la  bouche de collecte  dépassant de  la surface du sol. Ce système a été développé pour les zones urbaines denses où l’espace public est rare et  les centres historiques  afin d’en préserver l’esthétique. Il a également été étendu à la collecte des déchets domestiques, avec tri sélectif, quand ces derniers ne peuvent l’être  simplement (voirie non praticable ou trop étroite pour les véhicules de collecte)  ou pour des raisons d’hygiène (absence de bacs de collecte, régions où les fortes chaleurs excluent de maintenir ces déchets en surface).

Au delà des aspects esthétique, propreté et gain de place, la gestion des déchets collectifs se doit également et en premier lieu d’être écologique. Un axe d’amélioration est de mettre en place une collecte intelligente :

Les collecteurs sont équipés de capteurs signalant leur taux de remplissage (quantité et poids des déchets). Lorsqu’ils dépassent un certain seuil, ils envoient au centre de collecte une information, accompagnée de leurs coordonnées, permettant ainsi de déclencher l’envoi d’un camion de collecte.

Ce système permet de remplacer une collecte périodique aux résultats aléatoires (trop tard, le collecteur déborde, trop tôt, le collecteur n’est pas assez plein engendrant un faible rendement du camion de collecte) par une collecte à la demande.

Ce type de collecte, grâce au fait que le camion de collecte sorte moins souvent et moins longtemps,  présente les avantages suivants :

  •  Gain de temps, planification de l’itinéraire optimal de ramassage par les camions de collecte,
  • Economie pour la collectivité locale : la facture énergétique est moins importante, ainsi que la redevance à la société de collecte. La facture d’entretien et remplacement des bacs individuels est également réduite,
  • Moins de pollution, en émission de CO2, par  le camion de collecte car il roule moins, mais aussi par les autres véhicules grâce à la fluidification de la circulation (qui ne s’est pas retrouvé un jour dans sa voiture, à suivre au pas un camion de collecte effectuant sa tournée ?),
  • Propreté aux abords du collecteur, ce dernier ne présentant pas de risque de renversement et étant vidé avant saturation.

L’homme connecté : le Quantified Self catalyseur de la M-Santé

On ne compte plus les objets connectés sous forme de bracelets, de vêtements ou encore de trackeurs à mettre dans sa poche, bourrés de capteurs en tout genre qui permettent de mesurer les calories brûlées, le poids, la tension artérielle, le nombre de pas, la température corporelle, l’état de stress, les phases de sommeil et le rythme cardiaque.

Ces objets tiennent plus du dispositif de loisirs et sont plutôt destinés à accompagner la pratique sportive qu’à être de véritables appareils médicaux mais ils contribuent à faire prendre conscience au grand public qu’il est possible de mesurer, suivre et historiser certains de leurs paramètres physiques et physiologiques très simplement. Sans oublier l’effet psychologique, car  ces objets, grâce à la fixation d’objectifs,  à la mesure des réalisations et  la possibilité de les partager avec ses proches ou sur les réseaux sociaux , stimulent la motivation et la persévérance dans l’activité mesurée; c’est ce qu’on appelle  le Quantified Self ou la mesure de soi.

Dans le même temps, des objets entièrement dédiés  à la santé font également leur apparition : tensiomètre, mesure de  la glycémie, pilulier,… . L’autre constat repose sur la notion de compartimentation qui fait que la majorité des capteurs sont construits autour de solutions propriétaires, c’est-à-dire, que chaque objet est connecté individuellement à sa propre application  et donc, si on est possesseur de plusieurs objets, chacun d’eux doit être géré indépendamment.

 Il n’y a pas encore de protocole de communication unique permettant de partager les données au travers d’une architecture ouverte. La société Withings développe une première solution permettant cette interopérabilité. Celle-ci permettra de connecter plusieurs objets et capteurs à une seule application voire une plate-forme centralisant les résultats et archivant l’intégralité des données.

 Cette première évolution vers une plate-forme à architecture ouverte est incontestablement une innovation marquante. Elle préfigure les fondations d’un véritable dossier personnel de santé connecté et intelligent qui enregistrerait les constantes, la condition physique et l’activité du porteur. Il constituerait un document numérique enregistrant au fil du temps tous les paramètres importants permettant de définir son état de santé, de prévenir la survenue de certaines maladies ou d’en surveiller les évolutions de manière plus rapprochée que ce que la médecine actuelle permet.

 Il faut imaginer que dans le futur, nous irons chez nos médecins, non plus avec le bon vieux carnet de santé, très peu utilisé d’ailleurs, mais avec cette masse de données et que ceux-ci seront équipés de lecteurs adéquats permettant d’améliorer l’interprétation des données stockées et ainsi d’en faciliter l’analyse afin de  détecter d’éventuels  symptômes et tout simplement pour réaliser un  suivi médical approfondi. Grâce à ces innovations, nous irons peut-être moins souvent chez le médecin mais quand nous irons lui rendre visite il pourra consulter une grande tranche de notre vie et avoir une vision plus objective et impartiale sur notre état de santé et  son évolution.

 En juillet 2013, le site belge www.trends.be a réalisé un schéma très intéressant montrant les principaux objets connectés à l’homme. Nous ne sommes pas encore prêts pour les pilules ingérées destinées à nous suivre de l’intérieur mais cela changera forcément avec le temps. Nous parions que ces objets s’imposeront dans notre civilisation comme se sont imposés les téléphones mobiles en moins de 15 ans.

Nous vous le proposons car il apparaît très intéressant de  lister les principaux objets connectés qui pourraient servir à ce que nous appelons : carnet de santé numérique ou carnet de vie intelligent et connecté, une forme de super carte vitale interactive dématérialisée mais aussi sécurisée pour être logée dans le cloud accessible uniquement aux tiers de confiance.

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Chaussures, lunettes, tatouages : votre corps entier parle au Net  / sur www.trends.be, le 18 juillet 2013

Chaussures, lunettes, tatouages : votre corps entier parle au Net / sur www.trends.be, le 18 juillet 2013

Quelques objets, pêle-mêle à découvrir dans le schéma :

  • Lunettes intelligentes ;
  • Brosse à dents connectée ;
  • Bracelet Bien-être ;
  • Lentilles de contact LCD ;
  • Implant dentaire électronique ;
  • Pilule électronique ;
  • Montre connectée ;
  • Smartphone ;
  • Tatouage électronique ;
  • Vêtements intelligents.

Il est certain qu’il faudra aussi dépasser les peurs « orweliennes » et aussi la mode de tout partager avec tout le monde via les réseaux sociaux pour accepter d’utiliser un carnet de santé ou carnet de vie numérique intelligent et connecté (dans le cloud ou pas) qui au final permettra de mieux connaître son corps et donc de mieux se soigner.

Vous pensez que c’est de la science fiction, non, c’est seulement de l’anticipation et un peu d’imagination entrepreneuriale sur le sujet de la M-Santé ou M-Health combiné à la mesure de soi ou du Quantified Self.

Un autre argument, pour s’inscrire dans une posture d’anticipation, est l’essor économique que connaîtra  ce secteur d’activités. Pour les Etats-Unis, marché le plus avancé en matière de M-Health, les ventes d’objets connectés orientés sur le suivi médical pourraient dépasser les 50 millions d’appareils dans les 5 ans, vendus entre 50$ et 300$ l’unité. Je vous laisse imaginer le marché potentiel ! Autre élément à prendre en compte, la nature grande consommation de ces objets qui supplanteront les équipements purement médicaux car les opérateurs traditionnels ne sont pas encore présents. Cela peut s’expliquer, assez logiquement, par les problématiques réglementaires liées à l’utilisation et au stockage des données de santé très sensibles et évidemment personnelles.

Quel bracelet connecté choisir ?

Photo Montage - 20 Minutes

Photo Montage – 20 Minutes

Plus qu’une mode, le bracelet connecté a été l’objet de la fin d’année 2013. Début 2014, nous en comptons quatorze : Jawbone-up, Polar Loop,
Misfit Shine, Nike Fuelband SE, Fitbit Flex, Montre Basis, Withings Pulse, Fitbit Zip, Fitbit One, Tanita AM-120, Airo, Angel, Reign et Bowflex boost. Les prix sont compris entre 45 € et 155 €.

Ces bracelets connectés, portés autour du poignet, permettent de relever des données sur votre activité de jour comme de nuit. Il est connecté, en général, à votre smartphone à l’aide du bluetooth et pour certains de manière filaire en USB. Il peut vous donner, par exemple, des informations, tel un coach personnel, sur votre nombre de pas, la distance parcourue, les calories dépensées et la qualité de votre sommeil. Les plus évolués embarquent un cardio fréquencemètre. Un seul modèle dispose d’un spectromètre qui analyse votre sang et permet ainsi de détecter le nombre de calories consommées directement pendant un repas. Il faut souligner que seulement 5 bracelets sont waterproof, les autres résistent aux projections d’eau mais il vaut mieux éviter de les mettre en contact avec l’eau. Leur autonomie varie de 4 à 11 jours.

 Notre sélection :

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Jawbone UP : Le UP est le bracelet est le mieux placé pour suivre votre sommeil, il est aussi le seul à pouvoir détecter le meilleur moment pour vous réveiller. La suite est plus classique. Avec lui, l’utilisateur peut observer son niveau d’activité, importer les données en provenance d’autres objets/applications, et suivre son alimentation. Remarque : attention au vieillissement rapide et à la fiabilité de la solution. Prix constaté : 129,99€, compatible iOS et Android.

Fitbit Flex

Fitbit Flex : Le Fitbit Flex est le premier bracelet Fuelband qui pose les bases de ce que doit être un poignet connecté. Synchronisé en Bluetooth avec le smartphone, le bracelet communique sans friction les informations surl’activité physique et le sommeil de son porteur. Tout se déroule de manière transparente, sans branchement ni bouton sur lequel appuyer. Remarque : écran pas assez grand et batterie disposant de moins d’autonomie qu’un Jawbone UP . Prix constaté : 99,95 €, compatible iOS et Android.

Nike Fuelband SE

Nike Fuelband SE : Le bracelet de Nike est un véritable coach sportif basé sur un
système de motivation fonctionnant sur la base de points, les Fuelpoints.
Chaque action ou chaque mouvement correspond à un nombre de points qui viennent illuminer petit à petit une rangée de diodes colorées. L’utilisateur doit arriver à atteindre l’objectif avant la fin de la journée. Le modèle de coaching repose également sur une compétition avec les autres membres de la communauté Nike, l’objectif étant de gagner un badge virtuel. Le bracelet interpelle également son porteur si le coach virtuel juge que l’activité n’est pas suffisante. Rien à dire sur l’aspect technique car il offre une résistance à l’eau et une flexibilité accrue. Remarque : il est réservé aux utilisateurs Apple qui disposent au minimum d’un Iphone 4 (4S et au-delà). Prix constaté : 139€, compatible iOS.

Misfit ShineMisfit Shine : Véritable petit bijou d’esthétisme. Il peut se porter autour du cou, ou se glisser au bout du poignet. Le petit disque, bourré de technologie, s’apparente à un accessoire de mode. Pourtant, il est techniquement un peu moins abouti que les autres bracelets. Néanmoins il est entièrement étanche très pointu aussi pour mesurer une activité quotidienne et d’ailleurs, il a été programmé pour reconnaître spécifiquement cinq sports (vélo, natation, tennis, basket et football). Par contre, il est moins adapté sur toute la partie « suivi du sommeil ». Remarque : un objet de mode.
Prix constaté :119,95€, compatible iOS et Android.

Fitbit Force

Fitbit Force : Ce bracelet est la combinaison réussie d’une montre intelligente et d’un trackeur d’activité. En plus d’intégrer la mesure des pas, du sommeil et de l’altitude, l’écran du bracelet peut afficher l’heure, mais aussi les numéros des appels entrants. Un bracelet très complet. Remarque : Pas encore disponible en France. Prix constaté : 95€ (taux de change au 15 février 2014), compatible iOS et Android.

Attention, dernière information : Février 2014, le bracelet retiré de la vente aux Etats-Unis suite à des problèmes d’irritation de la peau. Ces problèmes auraient touché 1,7 % des utilisateurs. La vente du Force est donc suspendue et Fitbit vient de décider de lancer une opération de retour des bracelets déjà vendus.

Polar loop

Polar Loop : La société Polar, plus connue dans le domaine des cardio-fréquencemètres, se met aux bracelets connectés. La mesure de la fréquence cardiaque n’est pas intégrée nativement et il faut utiliser une ceinture Polar connectée en Bluetooth. Ce bracelet intègre les grands classiques comme le nombre de pas, les alertes d’activité, mais il peut aussi identifier la position du porteur ( debout, assis, ou allongé). Le fabricant affiche une étanchéité jusqu’à 20 mètres. Remarque : Pas encore disponible en France. Prix estimé : 89,90€ compatible uniquement iOS.

En conclusion, d’autres bracelets encore plus performants vont arriver, les AIRO, ANGEL et REIGN, et d’autres intégreront, eux, des capteurs multiples, y compris ceux cardiaques, mais il faudra attendre quelques mois pour les voir arriver en France (deuxième, troisième voire quatrième trimestre 2014).

Dans un prochain article nous reviendrons, spécifiquement, sur les trackers.