Archives pour la catégorie Sureté

La caméra de surveillance HD sans fil In.Sight M120

M120E_10-RTP-global-001

La M120  est la seconde génération de caméra IP de Philips. Elle apporte, avant tout,  une amélioration significative de la qualité des images par rapport à sa prédécesseure,  la M100. La caméra filme en qualité HD et dispose d’une vision nocturne de très bonne définition. L’image est parfaitement claire et  elle s’adapte automatiquement au débit internet disponible. L’image est diffusée quasiment en direct, de jour comme de nuit.

L’installation de la caméra se fait en moins de 10 minutes, elle est livrée avec un support magnétique, des vis et des chevilles. Une fois branchée sur le secteur, il faut la synchroniser avec le logiciel In.Sight, préalablement téléchargé sur son téléphone portable (Apple ou Android) ou sur sa tablette.

L’offre gratuite permet de connecter jusqu’à 2 caméras M120, au-delà, il faut souscrire un abonnement payant. L’abonnement payant est aussi nécessaire pour conserver les images des 5 derniers jours. Il faut noter que celui-ci est de 100€ par an et qu’il permet d’ajouter 2 caméras supplémentaires. Il est néanmoins dommage de ne pas pouvoir utiliser les caméras des deux générations M120 et M100 sur la même plate-forme. Pour les possesseurs des M100 et M120, il faut donc avoir les deux logiciels sur son téléphone portable ou sa tablette.

L’autre défaut à noter concerne les notifications en cas de détection de mouvement ou de bruit. Ces notifications peuvent être décalées de plusieurs minutes. En revanche, la sensibilité de la détection de mouvement et de bruit est très bonne et surtout facilement paramétrable. La zone de détection (des bruits et des mouvements) peut être configurée. Enfin, le logiciel est assez intuitif dans son utilisation. Il existe une fonction micro qui permet d’envoyer un message au haut-parleur de la caméra pour interpeller à distance au travers de celle-ci.

 Au global, la caméra IP Philips M120 est un bon gadget pour débuter dans la télésurveillance de sa maison, son appartement, son garage, la chambre de bébé ou des enfants, mais elle ne peut se substituer à une offre de télésurveillance professionnelle payante ou pas.

Equipez votre voiture d’un Breathometer

breathometerEn 2012, les accidents, dus à une alcoolémie positive chez les conducteurs, ont été la cause de 30,9% des tués sur la route. En plus de mesures répressives accrues, l’Etat mise, aussi, sur la prévention pour atténuer ce fléau. La prévention repose, sur l’éducation des conducteurs, en des campagnes chocs de sensibilisation et, depuis le 1er mars 2013, sur la responsabilisation du conducteur, grâce à la possession de son propre éthylotest qui lui donne la possibilité de savoir si son état lui permet ou non de prendre le volant.

Les automobilistes doivent obligatoirement détenir un exemplaire en état de fonctionner dans leur véhicule. Néanmoins, en cas de manquement, aucune sanction n’est appliquée.
Les éthylotests sont disponibles en grande surface à des prix variant de 1 à 3 euros  ; la facture peut s’avérer élevée avec le temps et dissuader le conducteur d’en acquérir.

Le Breathometer est un éthylotest, c’est-à-dire qu’il évalue la quantité d’alcool dans l’air expiré, agréé par la Food & Drug Administration aux Etats-Unis. Il se fixe sur la prise jack d’un smartphone Apple ou Android et indique via, une application mobile dédiée, le taux d’alcoolémie.

De petite taille, environ 6x3cm, il se glisse dans une poche ou dans la boîte à gants de la voiture. Vous pouvez ainsi, au cours d’une soirée par exemple, savoir à tout moment si vous êtes en dessous de la limite autorisée et si pouvez donc prendre le volant.

Si vous avez dépassé la limite autorisée, l’appareil vous indique combien de temps il vous faudra attendre pour être suffisamment sobre et reprendre le volant ou vous donne la possibilité d’appuyer sur un bouton qui vous met en relation avec un service de taxi qui vous ramènera chez vous en toute sécurité. Dans quelques années, votre smartphone servira également de clé de voiture (Lire notre article sur ce sujet), on peut donc imaginer que le Breathometer ait la possibilité de bloquer le démarrage de votre véhicule tant que le taux d’alcoolémie sera au dessus de la limite autorisée.

Enfin, contrairement à l’alcootest classique, le Breathometer est réutilisable indéfiniment. Malgré un coût d’acquisition plus élevé (quelques dizaines d’Euros) qu’un éthylotest classique et jetable, le retour sur investissement sera rapide sans compter le fait que vous n’aurez plus besoin de gérer votre stock d’éthylotest dans la boîte à gants.

eCall : la voiture intelligente au service de la vie

eCall_1 Il y a quelques semaines nous vous parlions d’une innovation majeure dans le domaine de la sécurité routière en provenance des Etats Unis, celle du V2V ou de la communication entre véhicules qui, a l’instar du TCAS dans le domaine aéronautique, vise à éviter les collisions (lire notre article, en anglais, et regarder la vidéo impressionnante de sa mise en application).

Malheureusement, d’une part ce système ne sera efficace que lorsque tous les véhicules en seront équipés et d’autre part il ne permettra pas d’éviter les accidents dus  aux problèmes mécaniques, aux conditions météorologiques et aux comportements dangereux, imprudents et irresponsables de certains conducteurs.

En 2009, 1,15 millions accidents de la circulation ont été recensés en Europe entraînant le décès de 35000 personnes. La médecine urgentiste, sur la base d’études statistiques, a établi le concept dit de « l’heure d’or » qui stipule qu’un accidenté de la route se retrouvant dans l’heure qui suit sur une table d’opération a des chances de survie élevées. Ceci démontre l’importance d’une intervention rapide des services de secours, conditionnée par une alerte rapide et une localisation précise de l’accident. C’est sur la base de ces constats et des travaux de la commission européenne que le parlement  européen a voté, le 15 avril dernier, l’obligation  d’intégrer,  dans toutes  les voitures particulières et  véhicules utilitaires légers vendus neufs dans l’Union, quels qu’en soient la marque et le modèle, un système d’alerte baptisé eCall capable de fonctionner dans n’importe quel pays de l’Union. Cette obligation,  dont l’entrée en vigueur était initialement prévue pour le 1er octobre 2015, a été repoussée à fin 2017 pour laisser le temps aux constructeurs de finaliser l’intégration du eCall et au pays membres la mise en place de l’infrastructure avec laquelle il  va interagir.

Le système eCall comprend un jeu de  capteurs et un mécanisme d’appel équivalant à celui d’un téléphone mobile, lui permettant de détecter l’occurrence d’un choc violent provoqué par un accident et de composer automatiquement  le  112, le numéro d’urgence valide dans tous les pays de l’Union Européenne. L’appel permet d’établir une connexion double avec le centre de secours : vocale avec un opérateur et  de données  contenant a minima la  géolocalisation du véhicule et son identification (marque et modèle). Ce jeu minimum de données, normalisé par l’ETSI et le 3GPP, pourra être enrichi avec des informations de diagnostique sur l’état du véhicule (déclenchement des airbags, nombre de passagers sur la base du nombre de ceintures de sécurités bouclées, etc) permettant ainsi de faire intervenir les secours adéquats comme par exemple les unités équipées de matériel de désincarcération. Le système pourra  également être activé manuellement,  par exemple, depuis un véhicule témoin de l’accident.

Il est estimé que le temps d’intervention sera réduit de 50% en zone rurale et de 60% en zone urbaine permettant ainsi de sauver des centaines de vies et d’atténuer la gravité des blessures.

Le système eCall sera un service public gratuit, intégrant un système de téléphonie mobile dédié, dont l’utilisateur n’aura pas à payer l’abonnement. Par contre, il est fort probable que le coût du matériel,  estimé à une centaine d’euros par la  commission européenne, soit supporté par l’acquéreur du véhicule.

A noter que des systèmes propriétaires équivalant sont proposés par de nombreux constructeurs tels que Peugeot, BMW, Ford ou Mercedes. Ces systèmes, gratuits ou en option, exploitent la connectivité du téléphone mobile du conducteur ou celle intégrée dans la voiture pour prévenir les secours soit directement soit via un centre d’appel. Ces constructeurs pourront continuer à proposer leur propre système à condition de les rendre compatibles avec le eCall.