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La caméra de surveillance HD sans fil In.Sight M120

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La M120  est la seconde génération de caméra IP de Philips. Elle apporte, avant tout,  une amélioration significative de la qualité des images par rapport à sa prédécesseure,  la M100. La caméra filme en qualité HD et dispose d’une vision nocturne de très bonne définition. L’image est parfaitement claire et  elle s’adapte automatiquement au débit internet disponible. L’image est diffusée quasiment en direct, de jour comme de nuit.

L’installation de la caméra se fait en moins de 10 minutes, elle est livrée avec un support magnétique, des vis et des chevilles. Une fois branchée sur le secteur, il faut la synchroniser avec le logiciel In.Sight, préalablement téléchargé sur son téléphone portable (Apple ou Android) ou sur sa tablette.

L’offre gratuite permet de connecter jusqu’à 2 caméras M120, au-delà, il faut souscrire un abonnement payant. L’abonnement payant est aussi nécessaire pour conserver les images des 5 derniers jours. Il faut noter que celui-ci est de 100€ par an et qu’il permet d’ajouter 2 caméras supplémentaires. Il est néanmoins dommage de ne pas pouvoir utiliser les caméras des deux générations M120 et M100 sur la même plate-forme. Pour les possesseurs des M100 et M120, il faut donc avoir les deux logiciels sur son téléphone portable ou sa tablette.

L’autre défaut à noter concerne les notifications en cas de détection de mouvement ou de bruit. Ces notifications peuvent être décalées de plusieurs minutes. En revanche, la sensibilité de la détection de mouvement et de bruit est très bonne et surtout facilement paramétrable. La zone de détection (des bruits et des mouvements) peut être configurée. Enfin, le logiciel est assez intuitif dans son utilisation. Il existe une fonction micro qui permet d’envoyer un message au haut-parleur de la caméra pour interpeller à distance au travers de celle-ci.

 Au global, la caméra IP Philips M120 est un bon gadget pour débuter dans la télésurveillance de sa maison, son appartement, son garage, la chambre de bébé ou des enfants, mais elle ne peut se substituer à une offre de télésurveillance professionnelle payante ou pas.

L’homme connecté : le Quantified Self catalyseur de la M-Santé

On ne compte plus les objets connectés sous forme de bracelets, de vêtements ou encore de trackeurs à mettre dans sa poche, bourrés de capteurs en tout genre qui permettent de mesurer les calories brûlées, le poids, la tension artérielle, le nombre de pas, la température corporelle, l’état de stress, les phases de sommeil et le rythme cardiaque.

Ces objets tiennent plus du dispositif de loisirs et sont plutôt destinés à accompagner la pratique sportive qu’à être de véritables appareils médicaux mais ils contribuent à faire prendre conscience au grand public qu’il est possible de mesurer, suivre et historiser certains de leurs paramètres physiques et physiologiques très simplement. Sans oublier l’effet psychologique, car  ces objets, grâce à la fixation d’objectifs,  à la mesure des réalisations et  la possibilité de les partager avec ses proches ou sur les réseaux sociaux , stimulent la motivation et la persévérance dans l’activité mesurée; c’est ce qu’on appelle  le Quantified Self ou la mesure de soi.

Dans le même temps, des objets entièrement dédiés  à la santé font également leur apparition : tensiomètre, mesure de  la glycémie, pilulier,… . L’autre constat repose sur la notion de compartimentation qui fait que la majorité des capteurs sont construits autour de solutions propriétaires, c’est-à-dire, que chaque objet est connecté individuellement à sa propre application  et donc, si on est possesseur de plusieurs objets, chacun d’eux doit être géré indépendamment.

 Il n’y a pas encore de protocole de communication unique permettant de partager les données au travers d’une architecture ouverte. La société Withings développe une première solution permettant cette interopérabilité. Celle-ci permettra de connecter plusieurs objets et capteurs à une seule application voire une plate-forme centralisant les résultats et archivant l’intégralité des données.

 Cette première évolution vers une plate-forme à architecture ouverte est incontestablement une innovation marquante. Elle préfigure les fondations d’un véritable dossier personnel de santé connecté et intelligent qui enregistrerait les constantes, la condition physique et l’activité du porteur. Il constituerait un document numérique enregistrant au fil du temps tous les paramètres importants permettant de définir son état de santé, de prévenir la survenue de certaines maladies ou d’en surveiller les évolutions de manière plus rapprochée que ce que la médecine actuelle permet.

 Il faut imaginer que dans le futur, nous irons chez nos médecins, non plus avec le bon vieux carnet de santé, très peu utilisé d’ailleurs, mais avec cette masse de données et que ceux-ci seront équipés de lecteurs adéquats permettant d’améliorer l’interprétation des données stockées et ainsi d’en faciliter l’analyse afin de  détecter d’éventuels  symptômes et tout simplement pour réaliser un  suivi médical approfondi. Grâce à ces innovations, nous irons peut-être moins souvent chez le médecin mais quand nous irons lui rendre visite il pourra consulter une grande tranche de notre vie et avoir une vision plus objective et impartiale sur notre état de santé et  son évolution.

 En juillet 2013, le site belge www.trends.be a réalisé un schéma très intéressant montrant les principaux objets connectés à l’homme. Nous ne sommes pas encore prêts pour les pilules ingérées destinées à nous suivre de l’intérieur mais cela changera forcément avec le temps. Nous parions que ces objets s’imposeront dans notre civilisation comme se sont imposés les téléphones mobiles en moins de 15 ans.

Nous vous le proposons car il apparaît très intéressant de  lister les principaux objets connectés qui pourraient servir à ce que nous appelons : carnet de santé numérique ou carnet de vie intelligent et connecté, une forme de super carte vitale interactive dématérialisée mais aussi sécurisée pour être logée dans le cloud accessible uniquement aux tiers de confiance.

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Chaussures, lunettes, tatouages : votre corps entier parle au Net  / sur www.trends.be, le 18 juillet 2013

Chaussures, lunettes, tatouages : votre corps entier parle au Net / sur www.trends.be, le 18 juillet 2013

Quelques objets, pêle-mêle à découvrir dans le schéma :

  • Lunettes intelligentes ;
  • Brosse à dents connectée ;
  • Bracelet Bien-être ;
  • Lentilles de contact LCD ;
  • Implant dentaire électronique ;
  • Pilule électronique ;
  • Montre connectée ;
  • Smartphone ;
  • Tatouage électronique ;
  • Vêtements intelligents.

Il est certain qu’il faudra aussi dépasser les peurs « orweliennes » et aussi la mode de tout partager avec tout le monde via les réseaux sociaux pour accepter d’utiliser un carnet de santé ou carnet de vie numérique intelligent et connecté (dans le cloud ou pas) qui au final permettra de mieux connaître son corps et donc de mieux se soigner.

Vous pensez que c’est de la science fiction, non, c’est seulement de l’anticipation et un peu d’imagination entrepreneuriale sur le sujet de la M-Santé ou M-Health combiné à la mesure de soi ou du Quantified Self.

Un autre argument, pour s’inscrire dans une posture d’anticipation, est l’essor économique que connaîtra  ce secteur d’activités. Pour les Etats-Unis, marché le plus avancé en matière de M-Health, les ventes d’objets connectés orientés sur le suivi médical pourraient dépasser les 50 millions d’appareils dans les 5 ans, vendus entre 50$ et 300$ l’unité. Je vous laisse imaginer le marché potentiel ! Autre élément à prendre en compte, la nature grande consommation de ces objets qui supplanteront les équipements purement médicaux car les opérateurs traditionnels ne sont pas encore présents. Cela peut s’expliquer, assez logiquement, par les problématiques réglementaires liées à l’utilisation et au stockage des données de santé très sensibles et évidemment personnelles.

Les Box domotiques de SOMFY

Photo SLV

Photo SLV

Le groupe industriel français Somfy ( Société d’Outillage et Mécanique du Faucigny) est un  des pionniers et leaders mondiaux de la domotique, il est donc naturel qu’il soit l’un des premiers à proposer une box domotique. Cette dernière, baptisée SomfyBox, agit comme un nœud de raccordement des différents  périphériques  domotiques à une  télécommande unique.  L’objectif de Somfy est de toucher un large public en proposant des fonctions classiques et faciles à programmer et une gamme de périphériques simples à installer.

La SomfyBox, au design sobre mais moderne et compact (145 x 145 x 50 mm)  se  connecte à votre box internet  par Ethernet  et ensuite, après avoir créé un compte utilisateur,  se configure  via votre ordinateur.  Elle s’interface avec des périphériques de motorisation, chauffage, éclairage ou encore de sécurité à l’aide du protocole  sans fil RTS (Radio Technology Somfy). L’inconvénient du RTS, hormis le fait qu’il soit un protocole  fermé, présent uniquement dans les périphériques Somfy,  est qu’il est unidirectionnel, c’est-à-dire, qu’il permet de donner un ordre (« Fermer le portail ») mais qu’il n’y a pas moyen de savoir s’il a été exécuté correctement ni de connaître le statut du périphérique (« Le portail est fermé »).

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C’est pourquoi, Somfy a développé la TaHoma, une nouvelle box domotique fonctionnant avec les produits sous le protocole io-homecontrol tout en restant compatible avec les produits en RTS. Le protocole io-homecontrol présente plusieurs avantages : tout d’abord, celui  de pouvoir envoyer et surtout recevoir des informations et par conséquent  de connaître l’état des périphériques et d’enrichir l’installation avec différents capteurs (ensoleillement, détecteur de mouvement, fumée, …). Ensuite, celui d’offrir une plus grande précision de pilotage (par exemple : ouverture du volet à 30%)  et enfin  celui d’avoir été adopté par de nombreuses entreprises spécialisées dans l’équipement pour le bâtiment telles que Velux (fenêtre de toit), KFV (serrure) ou encore CIAT et Honeywell (thermostat). La TaHoma est ainsi compatible avec plus d’une centaine de périphériques.

La configuration et l’utilisation sont vraiment très simples, visuelles et intuitives. Ces Box permettent, depuis un ordinateur, une tablette  ou un smartphone (iOS et Android), localement ou à distance,  puisque toutes les informations sont sur un Cloud, de :

    •  Piloter tous les équipements de la maison et de les visualiser, regroupés par type, par pièce ou par étage,
    • Créer des scénarios, avec commande simultanée de plusieurs périphériques,  se déclenchant  manuellement  ou automatiquement quand un certain nombre de conditions définies par l’utilisateur sont réunies  comme par exemple  »ouvrir tous les stores » et « éteindre l’éclairage extérieur au levé du jour » ou encore « baisser tous les  stores » et « activer le système d’alarme lorsque l’on s’absente »
    • Recevoir des alertes emails ou SMS lors de l’ouverture d’une porte, la détection d’un mouvement ou d’une fumée.

    Une box peut interagir avec 100 périphériques io-homecontrol,  50 RTS et 20 capteurs. Il est également possible de programmer jusqu’à 40 scénarios et les assigner à différents jours de la semaine et  heures de la journée.

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    Image Somfy

    Le prix de base de la SomfyBox est 449 €  auquel il faudra ajouter 169 €  si vous  souhaitez la rendre compatible  avec des équipements io-homecontrol. Quant à la TaHoma, cela se complique un peu : son prix de base est 295 € ensuite,  on opte soit pour la formule abonnement de 5,90 € / mois qui inclut les mises à jour logicielle évolutive et corrective ainsi qu’une garantie valable tant que l’abonnement n’est pas résilié, soit pour la formule sans abonnement qui, sous réserve de payer 268 € supplémentaires  lors de l’activation de la box,  inclut 2 ans de garantie et uniquement la maintenance logicielle corrective (les nouvelles fonctionnalités seront payantes). L’envoi de SMS est également payant (un peu moins de 20 €  pour 100 SMS)

    Quant aux équipements périphériques, leurs prix  s’échelonnent de 30€ pour une prise connectée à 1500€ pour un système d’alarme pour pavillon. Evidemment, une fois l’achat de la box réalisé, les autres équipements périphériques peuvent être acquis progressivement.

    Notre avis : Somfy a plutôt bien réussi son offre de box pour le grand public. De plus, avec l’adoption d’un protocole de communication M2M (Machine 2 Machine) commun, un pas de géant a été fait dans l’interopérabilité entre équipements  et l’ouverture des systèmes domotiques jusque-là très fermés, deux facteurs qui ne peuvent que servir l’utilisateur final en termes d’offre et de prix.

    Malgré l’absence de certaines fonctionnalités telles que la mesure de la consommation électrique, une station météo ou encore des capteurs d’humidité pour les plantes, la solution Somfy  est  une des plus complètes et abouties du marché en matière de domotique, ce qui explique peut être son coût élevé, car elle permet de piloter, qui plus est  de manière centralisée, presque tout ce qui peut l’être dans une maison, du chauffage (avec chaudière ou électrique) au système d’alarme en passant par les différents éléments motorisés (portail, porte et stores)  ainsi que l’éclairage.  Elle mérite donc, pleinement, d’être qualifiée de  solution Smart Home (Maison Intelligente).

    A lire très prochainement sur ce blog, sur le même sujet, la EasyBox Evology de Leroy Merlin.

    Vidéo de démonstration pour illustrer la domotique Somfy dédiée à la sécurité des biens et des personnes :

    Vidéo 3 minutes pour comprendre la domotique Somfy :

    Les vidéos proviennent du site Somfy.