Eclairage public : la solution 2 en 1 de Philips / Ericsson

Image Philips

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Zero Site est un  lampadaire de voirie, fruit d’une collaboration entre le géant néerlandais de l’éclairage public Philips et  l’équipementier télécom suédois Ericsson.  Ce lampadaire est né des constats suivants :

1. Le trafic de données internet mobile sera multiplié par dix d’ici 2020 du fait de la densification de la population en milieu urbain et de l’accroissement du nombre  d’équipements communicants, notamment ceux que l’on appelle objets connectés (Internet of Things ou IoT). Dans un futur, plus très lointain, voitures, places de parking, mobilier urbain (abri bus, collecteur de déchets collectifs ou encore système d’arrosage des jardins publics) communiqueront entre eux et/ou avec les services ad hoc de la collectivité locale. Cette augmentation de trafic va impliquer de tripler le nombre d’émetteurs / récepteurs de téléphonie / internet mobile afin de garantir  la qualité de service. D’ailleurs, une étude menée par Ericsson indique que l’accès à une connexion internet de qualité est considéré par la population urbaine comme  un des 5 principaux critères qui permettent d’évaluer le niveau de satisfaction de la vie en milieu urbain,

2. D’après une étude menée par le Climate Group dans 12 des plus grandes villes du monde, l’éclairage public à base de technologie LED, en produisant une lumière blanche et lumineuse, augmente la visibilité  et renforce, ainsi,  le sentiment de sécurité, comparé à la lumière  orange produite par les lampadaires classiques à base de sodium sous  pression. De plus, la technologie LED est durable car moins gourmande en énergie de 50 à 70% par rapport à l’éclairage actuel et possède une durée de vie plus grande.

 Le lampadaire Zero Site répond donc à ces deux problématiques : offrir une connectivité internet de qualité avec une couverture accrue ainsi qu’un éclairage public de qualité et durable.

smart_city_light_2Le lampadaire, d’apparence tout à fait classique, n’occupe pas de place supplémentaire au sol et peut s’installer en lieu et place d’un ancien modèle. Il renferme dans sa partie supérieure, au diamètre plus large que celui de son  mat, tout l’équipement nécessaire pour communiquer avec des appareils mobiles, dont les antennes, avec l’avantage, en les masquant, de ne pas défigurer un peu plus le paysage urbain.

Le mobilier urbain étant la propriété de la collectivité locale, elle pourra louer ces moyens de communication à un  ou plusieurs opérateurs mobiles générant ainsi une source de revenus non négligeable tout en absorbant l’investissement initial nécessaire à  l’acquisition et  à l’installation, sans oublier l’économie d’énergie induite par la technologie LED.

En résumé, ce lampadaire est triplement au service du citoyen : qualité de communication,  confort et sécurité et  source de revenus, pour la collectivité, autre que les impôts locaux.

D’autres initiatives sont en cours pour rendre les lampadaires plus intelligents, en particulier, sur les aspects d’allumage / extinction de la lumière :

  • Utilisation de capteurs de  luminosité : a l’instar des lampes solaires, la lumière s’allume si la luminosité est faible et s’éteint lorsqu’elle est élevée. Le système actuel ayant pour base une horloge astronomique contrôle la lumière de manière théorique en fonction de la saison et de la longitude / latitude de la ville,
  • Utilisation de la détection de mouvements : la lumière s’allume  dès qu’un mouvement est détecté à plusieurs mètres de distance du lampadaire puis s’éteint automatiquement au bout d’un certain temps  permettant ainsi de réaliser des économies tout en garantissant la sécurité,
  • Intégration de la vidéo surveillance afin de réguler le trafic routier et de garantir la sécurité des biens et des personnes.

Notons également  que d’autres solutions existent pour la connectivité urbaine. Nous citerons la solution Cisco, déployée dans les villes de Barcelone et Nice, qui consiste à fixer sur les lampadaires des relais Wifi et la solution de la startup française SigFox, qui vient de faire parler d’elle  en levant 15M€  et en nommant à sa tête Anne Lauvergeon (ex PDG d’Areva), qui consiste à déployer un nouveau réseau de télécommunications entièrement dédié aux  objets connectés mais qui présente le double inconvénient de ne pas être accessible au grand public et de devoir installer des antennes radio supplémentaires.

Pour en savoir plus :

- sur les voitures connectées, allez dans la rubrique « Voiture ». Nous vous conseillons en particulier notre article sur le système CarPlay.

- sur la rue communicante, allez dans la rubrique « Ville ». Nous vous conseillons la vidéo (en anglais) de Cisco sur la ville de Barcelone

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